Les propriétés foncières (biens immobiliers) sont individualisées sous forme de parcelles de deux manières :
- sous l'aspect cartographique : ce sont les planches cadastrales figurant la situation relative de chaque bien, ses limites, les objets immobiliers (notamment les bâtiments) qui s'y trouvent ainsi que l'identification de la parcelle ;
- sous forme de registres : ce sont les matrices cadastrales mentionnant divers renseignements sur la parcelle, tels que le revenu cadastral servant de base au calcul du précompte immobilier, la nature de la parcelle, la superficie, l'âge de la construction, les noms et adresses des détenteurs d'un droit réel (propriétaire, nu-propriétaire, usufruitier, ...)

Identification cadastrale

Les parcelles cadastrales sont répertoriées par commune sous une division, une section, un numéro et éventuellement un exposant.

Numérotation des modifications apportées aux parcelles cadastrales

Lors de la constitution de la Belgique en 1830, chaque parcelle, bâtie ou non, s'est vue attribuer un nombre entier sans exposant.  Ces numéros se suivaient : le n°7 était proche du 6 et du 8, par exemple.
Les nouvelles parcelles, résultant de changement de limites, de divisions et de réunions sont désignées par le n° parcellaire primitif -ou par celui des n°s parcellaires primitifs à conserver ou à attribuer- accompagné d'une lettre alphabétique en forme d'exposant.

La lettre j n'a jamais été utilisée et les lettres u - o - i - q ne sont plus employées depuis 1970.

Lorsque, pour un numéro, on a déjà utilisé tous les exposants de A à Z et qu'il faut encore numéroter de nouvelles parcelles dérivées, on recommence successivement la série de A à Z en accompagnant les lettres de chiffres.
Exemple : série de A2 à Z2, ensuite série de A3 à Z3, etc.

Lorsqu'un numéro est complété d'un dénominateur (n°57/2, par exemple), il s'agit d'un ancien bien du domaine public incorporé dans le domaine privé (assiette d'un ancien chemin de fer vicinal revendue aux riverains, par exemple).

Tout numéro primitif supprimé ne peut plus être employé.
De même, lorsqu'on supprime un n° accompagné d'un exposant ou d'un dénominateur 2, 3, 4, etc., on ne peut plus l'employer avec le même exposant ou le même dénominateur.

Division d'une parcelle

Le n° radical est conservé et, pour chaque nouvelle parcelle, il est accompagné d'un exposant, l'ensemble des exposants suivant le dernier exposant déjà utilisé.

Exemple :
32c est divisé en 4 parcelles ; le dernier exposant utilisé pour le radical 32 est Z ;
les numéros des nouvelles parcelles sont : 32a2, 32b2, 32c2 et 32d2.

Réunion de parcelles

On conserve le n° d'une des parcelles (selon des prescriptions bien définies) et on donne à ce n° l'exposant suivant le dernier exposant déjà utilisé.

Exemple : 
25a réuni à 26b ; A et B sont les derniers exposants utilisés ;
le numéro de la nouvelle parcelle sera 25b.

Changement de limite entre parcelles

Chaque parcelle conserve son n° avec un exposant suivant le dernier déjà utilisé

Exemple :
26 et 27b changent de limite entre elles ; le dernier exposant employé pour le radical 27 est E ;
les numéros des nouvelles parcelles sont 26a et 27f.

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